Sambre-Marne-Yser

Août - Novembre 1914

Plan XVII

L’objectif des Français est de récupérer l’Alsace et le Lorraine qui leur ont été enlevées après la guerre de 1870. C’est tout logiquement que les forces françaises sont majoritairement massées à la frontière est, dans le but de prendre l’offensive. La frontière nord de la France est beaucoup moins garnie de troupes.

Suite à la guerre de 1870 et au traité de Francfort, la France a été amputée de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine (Moselle, Bas-Rhin et Haut-Rhin). La priorité pour la France est de récupérer ces provinces et de déclencher une offensive stratégique immédiate de manière à éloigner la guerre du sol national.

Joffre et son Etat-Major mettent au point un plan de répartition des forces, le plan XVII, qui entre en vigueur le 15 avril 1914.

Le rôle principal incombe aux deux premières armées, qui doivent entrer de vive force dans la Lorraine annexée et envahir les pays rhénans du Palatinat, de Mayence et de Cologne et couper la retraite aux forces allemandes qui s’aventureraient en Belgique.


Plan XVII
Der Marnefeldzug

Joffre ne méconnaît nullement la probabilité d’une invasion de la Belgique mais n’admet pas qu’elle puisse s’étendre au nord de la Meuse et la Sambre. Il sait que l’Allemagne dispose de quarante-cinq divisions, mais il n’attribue aux divisions de réserve, qu’un rôle secondaire (par exemple, la surveillance de lignes de communications). Il estime donc ne pouvoir être attaqué que par quarante-quatre ou quarante-six divisions alors que l’Allemagne en met en ligne soixante-huit.

Le défaut du plan est de méconnaître l’importance de la voie classique des invasions : Cologne - Bruxelles - Paris.